22 septembre 2019

Promenades Durif ou l’art d’être perdu sans se perdre

Promenade performée

1er temps fort de la résidence d’écrivain de François Durif qui s’achèvera le 4 juillet 2020.

Avec le soutien du Conseil Régional d’Île-de-France.

François Durif vous donne rendez-vous devant l’entrée principale du cimetière du Père-Lachaise – boulevard de Ménilmontant –, pour un premier « tour de chauffe » qui lancera sa résidence d’écrivain au Générateur. C’est l’occasion pour lui de revenir sur le trajet accompli depuis son départ de L’Autre Rive, en endossant à nouveau l’habit du maître de cérémonie et en nous embarquant dans un récit aussi débridé que foisonnant, à partir des réminiscences de son expérience dans les pompes funèbres. Tout sauf une visite guidée !

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Lien avec le site remue.net où François Durif publiera des articles durant les dix mois de sa résidence au Générateur. Ici, son premier article donne un aperçu de l’état d’esprit dans lequel il conçoit sa promenade au Père-Lachaise : https://remue.net/le-22-au-pere

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🐿 Prochaines promenades dans le cadre de la résidence :
► Dimanche 28 mars 2020, à midi, au cimetière de Gentilly ; point de ralliement au Générateur
► Dimanche 17 mai 2020, à 11 heures, au cimetière de Thiais, devant l’entrée principale
► Dimanche 14 juin 2020, à 11 heures, au cimetière de Thiais, devant l’entrée principale

PROJET DE RÉSIDENCE

Au seuil de cette résidence, je me présente à vous « comme si j’étais écrivain » et nous verrons bien si, dans dix mois, je m’autorise à me dire écrivain. C’est ce jeu avec soi-même et son vis-à-vis que je voudrais approcher dans mon récit : les différents habits et livrées endossés durant une vie ; la posture de l’artiste et la part d’imposture qu’elle suppose. Finalement, ils ne sont pas si nombreux les moments où ce que je fais coïncide avec ce que je suis. Aussi avons-nous besoin parfois de passer par une fiction pour agir là où nous sommes.

En connivence avec l’équipe du Générateur, François Durif a décidé d’intituler sa résidence d’écrivain : Le rêve d’une vie est une autre vie. À partir de son expérience professionnelle dans les pompes funèbres, il souhaite questionner les liens entre l’œuvre et l’espace de la mort, et plus généralement, la place que nous accordons à nos morts dans nos vies respectives.
Sa résidence sera ponctuée de nombreux rendez-vous : conversations autour des thématiques qui traversent son récit, promenades dans des cimetières parisiens intra et extra-muros, ateliers dans des écoles aux métiers du funéraire et deux conférences-performances au Générateur (le 26 février 2020, avec la danseuse et chorégraphe Lotus Edde-Khouri et le 26 juin 2020, avec le plasticien et compositeur de musique improvisée Jean-Luc Guionnet).
Parallèlement à sa résidence au Générateur, il conduira des ateliers d’écriture et de pratiques artistiques dans certains services des hôpitaux parisiens Lariboisière, Saint-Louis et Fernand Widal, en poursuivant son questionnement sur l’usage de la conjonction « comme si » dans nos conversations quotidiennes et ce que cela dit de notre rapport au réel. Ces ateliers s’inscrivent dans le cadre du label « Culture à l’hôpital 2019 ».

INFOS PRATIQUES

〓 Dates & Horaires 〓

Dimanche 22 septembre de 12h à 14h

〓 Tarifs 〓

Entrée libre

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BIOGRAPHIE

François Durif
né le 22 juin 1968, à Clermont-Ferrand
vit et travaille à Paris
http://abridurif.tumblr.com/

Depuis son diplôme à l’École des beaux-arts de Paris (1997), François Durif se tient à une pratique d’écriture, en ne cessant pas d’interroger le statut de l’artiste et ses prérogatives.

Ses textes relèvent de la littérature d’exposition et, selon le contexte, prennent la forme d’un journal de travail, d’une lettre, d’un tract, d’un poème ou d’une partition de performance.
De ses expériences professionnelles en dehors du monde de l’art, c’est celle dans une agence parisienne de pompes funèbres (2005-2008) qui l’a le plus marqué et dont il voudrait aujourd’hui rendre compte dans un récit intitulé provisoirement : Comme si (…)

 

BIBLIOGRAPHIE

François Durif a publié ses textes dans des revues d’art contemporain – Livraison 6, Rhinoceros (Strasbourg), Collection Beautés (Galerie Jean Fournier, Paris) –, des catalogues, dont celui des dix ans du Générateur, ou encore le journal de l’exposition Flamme éternelle (2014) de Thomas Hirschhorn au Palais de Tokyo à Paris.

Il a également conçu de nombreuses autoéditions de ses textes ; chacune entrait dans le dispositif de ses expositions et performances.

 

© « Le Diable probablement » de Robert Bresson, 1977

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