10 décembre

BIENNALE NOVA XX – Biennale Nemo

Arts numériques, Intelligence Artificielle, Performance

Programmation intégrale bientôt disponible !

 

Fondée en 2017 à Bruxelles par Stéphanie Pécourt, NOVA_XX est une biennale dédiée à l’Innovation Technologique, Scientifique et Artistique, à l’aune du féminin et à l’ère de la Quatrième Révolution Industrielle 4.0.

Tropisme 2021 : l’Intelligence Artificielle

Cette troisième édition de la Biennale est une édition spéciale Fédération Wallonie-Bruxelles – France et Québec et s’axe autour des enjeux liés à l’Intelligence artificielle et aux protocoles attestant de synergies entre recherches artistiques et scientifiques. En collaboration avec l’IRCAM, un tropisme dédié à la création musicale contemporaine féminine constitue également l’un des enjeux du NOVA_XX.

Elle s’ouvrira en décembre, de façon bicéphale : à Paris, au Centre Wallonie-Bruxelles – le 8 décembre et à Gentilly, au Générateur le 10 décembre – elle s’inscrit dans le cadre de NEMO – Biennale Internationale des arts numériques de la Région Île-de-France, organisée par le CENTQUATRE.

 

  • Première partie

Julie Vacher
Le banquet des activités humaines exigeant un effort soutenu

Une manager, une thérapeute, une traductrice, une cryptologue et une speakerine. Autour d’une tabe, cinq personnages nourrissent une intelligence artificielle. Représentatives de notre société contemporaine (économie, santé, numérique, médias) et sélectionnées pour le langage imposé par leurs professions, les convives alimentent par leurs discussions leur employeur immatériel.

Pourtant, les contours d’une langue émancipatrice et poétique, faite de néologismes et de nouveaux rythmes, se dessinent progressivement et va enrayer le processus.
À la croisée de la poésie sonore, du théâtre automatisé, de la science-fiction et de la sociologie, « Le banquet des activités humaines exigeant un effort soutenu » se veut comme un manifeste langagier et le récit d’une quête.

À l’image d’une expérience de laboratoire, le récit spécule les conséquences d’une autonomisation des IA dans le champs de l’emploi. Mon champs d’inspiration s’étend des tropismes de Nathalie Sarraute à « D’un retournement l’autre » (2011) de Frédéric Lordon, et de témoignages représentatifs d’un état du travail aujourd’hui à la littérature scientifique en matière d’apprentissage automatique.

Il s’agit d’explorer le phénomène de déformation professionnelle langagière à travers le prisme de l’apprentissage automatique et de sonder comment l’invisible du langage et sa part poétique peuvent devenir vecteur d’émancipation dans les rapports employeur/employé et humain/machine. Pour cela, l’installation que j’envisage de réaliser confie une parole poétique à un appareillage technique (enceintes, haut-parleurs, écrans leds, casque VR) empruntant aux nouvelles façons de communiquer à l’ère numérique.

Pour matérialiser ces voix apparaillées, démunies de corps, à la frontière entre le physique et le virtuel, mes recherches se focalisent sur la spatialisation
du son et le multicanal (audio, écrit, lumière). Telle une hydre ventriloque, fruit d’un devenir cyborg, l’installation « Le banquet des activités humaines exigeant un effort soutenu » proposera une expérience immersive et technologique, au seuil de notre réel.

Équipe

Comédiennes :
• Johana Beaussart
• Isaure de Galbert
• Anna Jacob
• Maud Pougeoise
• Clair Finch

Ingénieur son : Valentine Gelin

Régie : Daniel Vacher

Programmeur : Adrien Fontaine

Scénographie : Saloméja Jacquet

Conception lumière : à définir

À PROPOS DE JULIE VACHER

Diplômée des Beaux-Arts de Lyon en 2013 et du Fresnoy-Studio National des Arts Contemporains en 2018, Julie Vacher analyse, interroge et met en scène les rapports d’interprétation et de transformation entretenus par les humains et les non-humains avec leurs environnements physiques et virtuels. Le champ de ses expérimentations s’étend de l’imaginaire écologique au fantasme sanitaire en passant par l’univers du travail. Via l’écriture poétique, elle explore le langage et son oralité à travers le son, la vidéo, la réalité virtuelle ou encore le web. Ancrés dans le réel, ses récits sont spéculatifs et hybrident le documentaire et la fiction expérimentale, le naturalisme et l’artificiel, le faux-semblant et les néologismes. Dédiés à une expérience collective, ses récits se cristallisent en exposition sous forme d’installations agissantes.
Son travail a été présenté lors d’événements d’art contemporain et de cinéma majeurs tels que Panorama 20 (Fr), le Digital Art Festival de Taïpeï (Taïwan), le Palazzo Grassi pour Helicotrema (IT), le Salon de Montrouge (Fr), la Biennale Musique en Scène (Fr), le FID Marseille (Fr), la galerie Thaddaeus Ropac pour Jeune Création (Fr), le FRAC Poitou-Charentes (Fr), l’American Documentary Film Festival (Californie, USA), la galerie Untilthen (Fr) , le Cinéphémère – FIAC Hors-les-murs (Fr), le SNIFF (Finlande).
En 2020-2021, elle est membre du collectif Rotolux au sein du projet Poush de Manifesto. Elle est lauréate de la résidence à la Villa Kujoyama (JP) pour la session 2022.

Site de l’artiste

INFOS PRATIQUES

〓 Date & Horaire 〓

Vendredi 10 décembre à 19h

〓 Tarif 〓

TP 12€ / TR 8€*

*intermittent·e·s, demandeur·euse d’emploi, étudiant·e·s
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