01 février

Festival Faits d’hiver [ séance professionnelle ]

Danse, Festival, Musique

Lundi 1er février à 14h30 – Séance réservée à la presse et aux professionnel·le·s

〓 Dossier de presse

Myriam Gourfink / ARCHE

Danse, Musique

Avec Deborah Lary & Véronique Weil : danse / Kasper T. Toeplitz : basse & électronique live

Dans sa dernière création, Myriam Gourfink explore pour la première fois la figure classique du duo et cherche à rendre lisibles et palpables la douceur et l’intelligence du toucher. C’est en observant en studio la qualité des rencontres entre Véronique Weil et Deborah Lary que lui est venue l’envie de sublimer cet état d’être ensemble.
Pour ce faire, la chorégraphe gomme complètement la notion d’effort, ou tout du moins la déplace à l’endroit de la précision du ressenti ; mais fuit aussi la virtuosité spectaculaire pour lui préférer une virtuosité invisible axée sur la connaissance des poids, contrepoids, leviers, sur l’appréciation fine des distances, et sur un ajustement spatial millimétré. Elle fait naître des volumes, des rondeurs, de l’épaisseur, et surtout rien qui tire sur les structures des corps, rien qui leur nuise – créer des équilibres inattendus, une ergonomie surprenante.
ARCHE s’interroge aussi sur la capacité du corps dansant à produire une dramaturgie involontaire : comment une partition, faite d’indications abstraites provoque du sens pour celui qui regarde ? S’appuyant sur tout le spectre des relations entre les têtes et visages puisées dans le dictionnaire Laban, Myriam Gourfink choisit des notions relativement ouvertes afin que le choix final soit effectué par les interprètes elles-mêmes, afin qu’elles adaptent les indications, par la sensorialité, à leurs morphologies et imaginaires.
En live, deux musiciens sont également dans un face-à-face, avec le même set up : deux basses électriques, deux ordinateurs, contrôleurs tablettes iPad. À l’instar de la danse, la relation duelle n’est pas une confrontation.
Bien au contraire, l’être ensemble est une augmentation : deux têtes, quatre mains, deux basses, deux installations électroniques identiques pour accéder à la multitude polyphonique.

 

Chorégraphie : Myriam Gourfink
Assistante à la chorégraphie : Carole Garriga
Composition : Kasper T. Toeplitz
Interprétation : Deborah Lary et Véronique Weil
Basse & électronique live : Kasper T. Toeplitz

Instantané vidéo 

 

Biño Sauitzvy / Under the Ground

Performance, Danse, Cirque, Théâtre

Avec Cyril Combes et Lorette Sauvet

Entre danse, théâtre et cirque, Under the Ground explore les pratiques animistes et écosophistes. Au cœur de cette création : la forêt, ses habitants, ses mythes et ses légendes.
Le personnage qui occupe le centre de la scène n’est autre qu’un arbre, prenant le contrepied d’une approche anthropocentriste plaçant l’homme au centre de l’univers. Cet arbre majestueux, créé par la plasticienne Lika Guillemot représente à la fois un individu et un ensemble, un écosystème à partir duquel d’autres habitants apparaitront.
C’est un micro et un macro cosmos, qui laissera apparaître sous ses longues racines et ramifications, tout un autre microcosme souterrain, que l’on ne voit pas à la surface, dans la vie quotidienne, dans les villes : des êtres vivants hybrides, mi-hommes, mi-végétaux, mi-animaux, êtres fantastiques peuplant les récits mythologiques.
Initialement sous forme larvaire, ces êtres se retrouvent liés, comme les êtres doubles à l’origine des espèces décrits dans Le Banquet de Platon. Ils se séparent ensuite, dans un processus d’individuation. La dualité apparaît, l’un devient deux, et des questions existentielles apparaissent.
C’est l’origine d’un drame archaïque, la séparation des principes opposés complémentaires. Et c’est à travers l’exemple de cette relation, comme celle des gémeaux mythiques (Caïn et Abel, Romulus et Rémo, Omama et Yosi, etc), de l’androgyne, mais aussi des personnages de Beckett tels que Didi et Gogo, Mercier et Camier, de leur union à leur séparation dans une bataille pour la vie, dans une trajectoire qui est une branche de vie, que se réécrit ce drame mythique.

 

Conception, mise en scène et chorégraphie : Biño Sauitzvy
Décor et collaboration artistique : Lika Guillemot
Création et interprétation : Lorette Sauvet et Cyril Combes
Musique : Bianca Casady (CocoRosie)
Lumières : Baptiste Joxe

Teaser

 

 

 

 

 

 

 

À PROPOS DE MYRIAM GOURFINK

Myriam Gourfink cherche la nécessité intérieure qui mène au mouvement en fondant sa démarche sur les techniques respiratoires du yoga. Guidée par le souffle, l’organisation des appuis est extrêmement précise, la conscience de l’espace aiguë; la danse se fait lente, épaisse, dans un temps continu. Sa connaissance du mouvement et de l’espace permet à Myriam Gourfink de concevoir des chorégraphies sans phase d’exploration en atelier : grâce à ce qu‘elle subodore d’une situation dansée, nul besoin de se mouvoir pour ressentir la danse; les sens et l’intellect la reconstituent, voire la prédisent, sans besoin de l’action.
Comme les musiciens, la chorégraphe a développé une écriture symbolique pour composer l’univers géométrique et l’évolution poétique de la danse. À partir de la Labanotation qu’elle a étudiée auprès de Jacqueline Challet Haas, elle poursuit depuis 20 ans une recherche pour formaliser son propre langage de composition.
Chaque chorégraphie invite l’interprète à être conscient de ses actes et de ce qui le traverse. Les partitions activent sa participation : il fait des choix, effectue
des opérations, fait face à l’inattendu de l’écriture, à laquelle il doit répondre instantanément.
Pour certains projets, les partitions intègrent des dispositifs (informatisés) de perturbation et re-génération en temps réel de la composition pré-écrite : le
programme gère l’ensemble de la partition et génère des millions de possibilités de déroulements. Les interprètes pilotent – via des systèmes de captation – les processus de modification de la partition chorégraphique, qu’ils lisent sur des écrans LCD. Le dispositif informatique est ainsi au cœur des relations d’espace et de temps. Il permet, au fur et à mesure de l’avancement de la pièce, la structuration de contextes inédits.
Figure de proue de la recherche chorégraphique en France, reconnue comme telle à l’étranger et invitée par de nombreux festivals internationaux (Springdance à New York, Künste festival des arts à Bruxelles, La Bâtie à Genève, Danças Na Cidade à Lisbonne etc.), Myriam Gourfink a été artiste en résidence à l’IRCAM en 2004-2005 et au Fresnoy/Studio national des arts contemporains en 2005-2006. Elle a également dirigé de 2008 à 2013 le Programme de recherche et de composition chorégraphiques (PRCC) de la Fondation Royaumont.

www.myriam-gourfink.com

À PROPOS DE BIÑO SAUITZVY

Performer, acteur, danseur, chorégraphe, metteur en scène et chercheur italobrésilien, Biño Sauitzvy est docteur d’esthétique, sciences et technologies des
arts, spécialisé en théâtre et danse.
Il débute sa carrière au Brésil en 1994, comme acteur d’abord, puis comme metteur en scène du Groupe Sotão (Porto Alegre) avec lequel il reçoit le prix du meilleur metteur en scène de la ville de Porto Alegre en 2001 et du meilleur spectacle de danse en 2002.
Il s’installe à Paris en 2003 et fonde le Collectif des Yeux avec qui il développe différents projets de performances, expositions, films et vidéos avec des artistes comme Lika Guillemot, Antony Hickling, Thomas Laroppe et Nando Messias et avec plusieurs compagnies de théâtre, cirque, danse et butô, entre autres, la Cie L’In-Quarto dirigée par Julie Duclos.
Depuis 2011, il collabore également avec le groupe Coco Rosie. Avec Bianca Casady (Coco), il performe dans les expositions Holy Ghost à Moscou et Daisy Chain à New-York, chorégraphie et danse dans les spectacles NightShift, créé en Allemagne et en Autriche, Mother Hunting – A Miracle of Rose, The Angel Show en Norvège et le projet multimédia Porno Thietor de Bianca Casady & The C.I.A. en tournée dans toute l’Europe.
Biño Sauitzvy a été chorégraphe résident au Point Éphémère en 2009-2010, à micadanses- Paris en 2011 et est artiste associé au Générateur de Gentilly depuis 2014.
Depuis 2010, il enseigne au Département de Théâtre de l’Université Paris 8. Il est également enseignant invité à NTA – Norwegian Theatre Academy, Norway et à l’Académie Fratellini.

www.binosauitzvy.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Under the Ground © Lucile Adam

INFOS PRATIQUES

〓 Dates & Horaires 〓

Lundi 1er février à 14h30

[ Séance réservée à la presse et aux professionnel·le·s ]

 

 

 

 

 

 

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