22 septembre

Démocratie mobile, slide-shows de Yona Friedman

Max-Louis Raugel

Ciné-concert

Démocratie mobile est une tournée de ciné-concert des Slide-shows de Yona Friedman avec des artistes électro-acoustiques invités par Max-Louis Raugel.

Dessinés et écrits par Yona Friedman sous forme de bandes dessinées entre 1970 et 2011, les diaporamas : Architecture, Politique, Guide du visiteur extraterrestre, Société et communication, et À propos de l’univers, présentent sous forme de films les différentes manières d’habiter la terre.

Des contes africains (films d’animation), conçus par l’architecte et penseur Yona Friedman, précèdent chaque ciné-concert. Ces films réalisés avec sa femme Denise Charvein, monteuse de Bunuel, commandés pour L’ORTF par Pierre Schaeffer accompagnés d’une illustration sonore réalisée à partir d’enregistrements de musiques africaines recueillies par l’UNESCO, furent diffusés en Afrique par Jean Rouch et connurent un énorme succès.
Retrouvés et restaurés par le Cneai, ils ont fait l’objet d’une édition sous forme de DVD mais ont été peu montrés en public.

 

Avec Max-Louis Raugel, Félicie Bazelaire, Léo Dupleix, Youssra Khechai, Aline Gorisse, Louis Bona

 

Sur une initiative du Cneai, dans le cadre de l’Été culturel en Île-de-France avec le soutien de la Direction régionale des Affaires culturelles d’Île-de-France – Ministère de la Culture et de #MONÉTÉMARÉGION avec le soutien de la Région Île-de-France ; en partenariat avec Les Instants chavirés, La galerie d’art contemporain, La Cité internationale universitaire de Paris et la Fondation suisse – pavillon Le Corbusier.

 

 

 

À PROPOS DE YONA FRIEDMAN (1923-2019)

Après avoir effectué ses études à Budapest puis à Haïfa, Yona Friedman débute sa carrière en Israël où il vit et travaille de la seconde moitié des années 1940 à la fin des années 1950. C’est à cette époque qu’il commence à s’intéresser à la question du logement social et à développer les concepts d’« architecture mobile » et de « ville spatiale ». En 1956, il participe au 10e Congrès International d’Architecture Moderne (CIAM) de Dubrovnik, consacré à l’architecture industrialisée. Il y présente pour la première fois ses principes sur l’« architecture mobile ».

Dès son installation à Paris en 1958, Yona Friedman commence à publier ses idées et à les présenter à un public plus large par le biais de conférences et de publications, de cours dans les universités américaines et européennes, ainsi que d’expositions de dessins et maquettes. Durant sa carrière, il a notamment enseigné au Massachusetts Institute of Technology, à la Royal Academy of Fine art de la Haye, dans les universités de Cambridge, Harvard, Californie, Michigan, Princeton. En 1958, Yona Friedman fonde le Groupe d’étude d’architecture mobile (GEAM), auquel adhèrent entre autres, Frei Otto et Werner Ruhnau. Il cofonde en 1965 le Groupe International d’Architecture Prospective (GIAP), avec Walter Jonas, Paul Maymont, Georges Patrix, Michel Ragon, Ionel Schein, Nicolas Schöffer et Manfredi Nicoletti. En 1968, il publie son ouvrage le plus célèbre, Pour une architecture scientifique, écrit en réaction au manifeste de Le Corbusier Vers une architecture (1932).

À partir de 1980, Indira Gandhi, Première ministre indienne, appuie son action en Inde. Il publie plus d’une centaine de manuels consacrés au logement, à la santé, à l’alimentation et à la prise en charge par chacun de ses conditions de vie. Ces manuels sont distribués en Inde puis dans d’autres pays, traduits dans une trentaine de langues. Yona Friedman travaille également pour l’Organisation des Nations Unies (UNESCO), pour l’éducation, la science, l’économie politique et la culture. Il publie des rapports tels que No Cost Housing et Survival Techniques (1977). Son travail, qui se développe au-delà de l’architecture et de l’urbanisme, sur tous les champs du savoir autonome, tente de clarifier les questions politiques et scientifiques majeures qui conduisent à « habiter la terre » en toute responsabilité.

Au début des années 1980, il fonde le Communication Centre of Scientific Knowledge for Self-Reliance, qui dépend de l’Université des Nations Unies à Paris et dont le principal pôle d’activité est situé à Madras (Chennai). Sa coopération avec ces institutions se poursuivra jusqu’au 21e siècle.

Yona Friedman a réalisé de nombreux projets et été exposé dans de nombreux musées dans le monde.

À PROPOS DE MAX-LOUIS RAUGEL

Artiste, curateur, compositeur et théoricien, Max-Louis Raugel a traduit l’ensemble des Slide-Shows de Yona Friedman ainsi que composé une première bande son pour le Slide-Show intitulé « Architecture ». Il s’intéresse aux conditions de perception, notamment de l’espace par le son et la lumière, ainsi qu’à la dimension sociale de l’expérience artistique, qu’elle soit individuelle ou collective. Issu du milieu académique, longtemps spectateur, il se pose la question de la créativité du regard et de l’écoute, ainsi que de la possibilité de l’expérience esthétique en tant qu’oeuvre. Il se produit régulièrement en concert à Paris, Londres, Montréal et au Mexique. Il a participé aux expositions We went unconsciously from speaking about, Le Petit Versailles, New York, September 2019 ; Tout terrain I & Tout terrain II, Pantin, Janvier / juin 2019 ; Hiver, avec Adrian Lopez au Cneai, Chatou, 2017 ; In at night / Daily, Limbo, London 2017 et à La Nouvelle Adresse, inauguration du CNAP à Pantin en 2018. Il également composé la musique du film Yona Friedman, slideshow architecture, 1963-2017, Production / Production Cneai = et La Huit Production et participé à Yona Friedman, A Musueum without Building à New York en juin 2019.

Site de l’artiste
Soundcloud de l’artiste

À PROPOS DE FÉLICIE BAZELAIRE

Prix de violoncelle au conservatoire de Reims, Master en contrebasse classique au CNSMD de Paris et titulaire du Certificat d’Aptitude, Félicie Bazelaire oriente son travail vers les musiques contemporaines, improvisées et expérimentales. Elle joue en solo un nouveau répertoire qu’elle fabrique avec des musicien.ne.s-improvisateur.ice.s et compositeur.ice.s (Pierre-Antoine Badaroux, Patricia Bosshard, Bertrand Denzler, D’incise, Hannes Lingens…) et se produit avec différent.e.s artistes lors de projets ou de rencontres (Léo Dupleix, Fidel Fourneyron, Pascal Niggenkemper, Taku Sugimoto, Marie Takahashi, Biliana Voutchkova…).

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À PROPOS DE LÉO DUPLEIX

Après des études de piano-jazz, dans différents conservatoires en France et en Belgique, le compositeur et improvisateur Léo Dupleix s’installe en 2015 au Japon pour 1 an. Depuis 2016, il habite à Paris.
Comme compositeur il utilise les possibilités de l’intonation juste (hauteurs tonales issues de la série harmonique, non-tempérées). Des mélodies simples, et qui se déroulent lentement, proche de la ritournelle ; un soin particulier apporté aux choix des intervalles, aux spécificités et à la physicalité des instruments ; le choix de formes longues, pour plonger dans le son ; des modes d’écritures proches de l’improvisation et sensible a « l’être ensemble » des interprètes ; la fascination pour le phénomène sonore et ses attributs, bruit, hauteur fixe, battement, consonance, silence… la résurgence de musiques anciennes, du moyen-âge européen et extrême-oriental, sont autant de caractéristiques d’une musique complexe et protéiforme, mais toujours en recherche de clarté et d’une certaine forme d’évidence.
Il travaille en ce sens avec d’autres compositeurs-musiciens : Taku Sugimoto, Félicie Bazelaire, Clara de Asis, Stefan Thut, Bertrand Denzler, Simon Roy Christensen, Ura Hiroyuki, Cristian Alveàr, Lauri Hyvärinen ….
Il propose des compositions pour ensemble, en Europe et au Japon (suidoubashi chamber ensemble, Ftarri ensemble, CôO, Sähkökitarakvartetti..), et des pièces à la lecture ouverte, pour un ou plusieurs instrumentistes, qui pourront prendre forme en fonction des contextes.
Il développe avec Max/MSP, une série de patchs autour de l’intonation juste : orgues numériques aux possibilités d’intonations étendues, pour l’improvisation, la composition, la recherche…
Il compose la musique des films du réalisateur Rémi Allier (les petites mains, césar du meilleur court métrage, zineke) , et crée la musique des spectacles de la chorégraphe Anna Gaïotti, avec le groupe vierge noir e (les antécédentes, 2020, a kiss without lips, 2021).

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À PROPOS DE YOUSSRA KHECHAI

Violoncelliste et compositrice de musique électroacoustique, Youssra Khechai suit depuis quelques années les cursus de composition électroacoustique et d’improvisation libre au Conservatoire à Rayonnement régional du 93.
La découverte de l’improvisation a été libératrice dans sa pratique instrumentale. Cela a drastiquement changé sa manière de jouer et son rapport à l’instrument. L’improvisation et la composition ont éveillé une curiosité du sonore. Cette approche sensible des sons est une manière de se réapproprier cet instrument chargé d’histoire, pour en faire quelque chose d’intime et personnel.

À PROPOS DE ALINE GORISSE

Compositrice de pièces mixtes, électroacoustiques et instrumentales, Aline Gorisse suit les cursus de composition instrumentale et improvisation libre du Conservatoire à Rayonnement Régional du 93 et vient également d’y terminer un cursus de composition électroacoustique.
La musicienne est par ailleurs diplômée d’un master de recherche et création à l’Université Paris 8 depuis juin 2020 et travaille comme ingénieure du son dans diverses structures.
Ce qui l’anime tout particulièrement en ce moment est la musicalisation d’objets très marqués d’un point de vue sonore par le quotidien (postes de radio et autres ventilateurs, par exemple) et à leur hybridation avec des instruments de musique.

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À PROPOS DE LOUIS BONA

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INFOS PRATIQUES

〓 Date & Horaire 〓

Mercredi 22 septembre à 20h

〓 Tarif 〓

Entrée libre sur réservation

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