14 novembre 2019

Charles Pennequin > Workshop poésie-action n°1

La Vivance

Performance, Poésie

Première séance > Jeudi 14 novembre de 14h à 19h
Workshops poésie-action “La Vivance“ par le texte et le son encadrés par Charles Pennequin – Participation sur inscription jusqu’au 10 novembre à contact@legenerateur.com

DESCRIPTIF

En première séance, nous ferons un travail à partir des Exozomes, livre que j’ai écrit à partir de discussions avec des scientifiques de l’exobiologie, qui est l’étude du vivant en dehors du système solaire. J’ai donc écrit des textes sur « l’exo-moi », les « exozautres », les « zumins » et les « exozomes ». Je lirai le texte sur Le Martien (Détruire dit-elle, issu des Exozomes) et Les Zumins. Je parlerai aussi d’un livret d’opéra intitulé Les Plutériens, qui rejoint un peu les thèmes abordés dans les Exozomes.

Les « plutériens » quittent la terre pour envahir « Plurien ». C’est un opéra fait avec l’Arfi, association de musiciens provenant de la scène improvisée et résident sur Lyon.

Voici la présentation :

Les Plutériens ont décidé d’envahir plus rien. Le poème est musical, il est à la vie et à la mort. Les Plutériens sont dans le vide intersidéral. Ils sont plus ou moins aidés d’un laptop quantique, appelé Cantos. La commandante de bord est une femme. Elle se nomme Thérémine et elle commande les Plutérien., Vélimir est le pilote. Il écrit aussi des poèmes pendant que les cosmonautes partent en mission. La mission des Plutériens est d’envahir Plurien, qui est à quelques encablures-lumières de l’amas tiers où se trouvait la terre. Maintenant il reste Plurien et la mission est de savoir si c’est viable poétiquement. C’est pas une vie d’exister, disent en chœur les Plutériens, tandis que Vélimir continue de publier ses poèmes dans le cosmos.

Peut-être pourrons-nous, durant cette séance écrire un texte qui pourrait se transformer en une chanson, un air poétique sur le thème de l’humain ? En tout cas le travail d’écriture pourrait déboucher sur une mise en voix, un travail sur la lecture du texte, comment adapter sont texte pour en faire quelque chose qui sonne dans l’air, faire un poème frontal adressé à l’autre, un texte qui sort de la page et se tient debout face à l’auditoire.

Cela pourrait déboucher ensuite sur un travail sur le vivant. Ou : la vivance, un terme qui m’a été donné par des adolescents détenus à la maison d’arrêt de Bourges. Nous avions travaillé sur le thème du Dehors et du Dedans (rapport à mon livre Dedans, chez Al Dante), et ils m’ont dit : « Dehors c’est la vivance ». J’ai de ce fait commencé un travail sur la vivance (qui revient souvent de toute façon dans mon écriture, en rapport à l’art performance et la poésie action qui ne doit pas être confondu à l’art théâtral.)

Qu’est-ce que la vivance ? On préparerait ainsi des questions à poser aux gens dans la rue le lendemain.

Est-ce qu’on peut dire que nous sommes en vie. Est-ce qu’on peut se demander si c’est vivant ce qu’il y a au dedans de nous. Est-ce qu’on peut s’interroger s’il y a plusieurs vies en nous-mêmes. Est-ce que nous-mêmes sommes enfermés dans un nous-même qui ne demande qu’à vivre. Est-ce que ce nous-mêmes qui est dedans nous-mêmes est différemment vivant des nous-mêmes que nous avons en face de nous-mêmes. Est-ce que nous-mêmes qui nous posons ces questions sommes en vie face à nous-mêmes. Est-ce que la vie nous dépasse nous-mêmes en nous-mêmes. Est-ce que la vie grandit en nous-mêmes sans que nous nous en apercevions vraiment. Est-ce qu’il faudrait pas se demander si par exemple nous vivons tous les jours. Est-ce que nous n’oublions pas la vie en nous-mêmes tous les jours. Est-ce qu’il y a des quarts d’heures ou nous-mêmes sommes pas vraiment en vie. Est-ce que nous ne vivons pas un sale quart d’heure à nous demander si ça vit en nous-même depuis quelques temps ou non. Est-ce que parfois nous ne nous sommes pas oubliés de vivre et que ça a duré plus que de raison. Est-ce qu’il ne fallait pas s’interroger sur le vivant d’autrui pour nous demander si nous-mêmes n’avions pas des problème avec notre vivant personnel. Est-ce que le vivant personnel de nous-mêmes prend des pilules à autrui. Pour se maintenir en vie. Est-ce que nous en prenons pour nous-mêmes des pilules de vie. Est-ce que nous nous demandons pas s’il y a plusieurs sorte de vivants en nous-mêmes. Est-ce qu’en nous-mêmes il n’y pas plein de vivant qui sommeillent. Est-ce que ces vivants ne dépassent pas l’âge qu’on a nous-mêmes. Est-ce que nous avons l’âge de notre vivant ou est-ce que tous les vivants additionnés en nous-mêmes ne nous ferai pas vivre plus que de raison. Est-il si raisonnable d’avoir plein de vivants en nous-même et de les cacher aux yeux des autorités. Ne serait-on pas en droit de se demander s’il faut un peu réglementer la vie qui se présente aux abords de nous-mêmes. Est-ce que nous ne sentons pas qu’il y a un vivant qui pousse différemment chaque jour en nous-mêmes. Est-ce que nous-mêmes n’avons pas déjà l’impression que ça fait longtemps que la vie est venue et que nous ne faisons que passer nous-mêmes dans ce flux avec plusieurs autres au fond de nous-mêmes qui ne demandent qu’à surgir dès que l’occasion se présentera. Est-ce qu’avec juste nous-mêmes on pourrait faire le mouvement du vivant ou est-ce qu’il faut s’associer aussi à vous-même. Pourrait-on faire ensemble l’association des gens en vie et qu’on prendrait d’assaut toutes les morts qui nous entourent. Est-ce qu’on n’est pas un groupuscule de vivants. Un groupuscule de vivants prêts à en découdre avec la mort en nous-mêmes le moment venu.

Nous garderons un temps pour faire des exercices performatifs physiques.

INFOS PRATIQUES

Entrée libre

Charles Pennequin est un écrivain passionné par la parole. Beaucoup de ses textes sont sonores, c’est-à-dire qu’ils s’écrivent aussi dans l’espace, devant un public, l’écriture c’est aussi du son et du sens mêlés. Charles Pennequin se jette dans la parole avec un texte qui sort de sa bouche comme une balle. Charles Pennequin tire à bout portant des morceaux de réel, des tranches de vies et de souvenirs, sa parole emporte tout au passage, les réflexions philosophiques comme les paroles du plus banal quotidien.

Dernier livre paru : Gabineau-les-bobines.

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