09 octobre

Carte blanche [ frasq ]

Yassine Boussaadoun • Nadia Vadori-Gauthier • Jeanne Bathilde • Sarah Venturi

Performance

  • La cinemate(c)

Yassine Boussaadoun

Installation – Vidéoperformance 

C’est en cherchant comment détourner les règles de l’attestation de déplacement dérogatoire établie par les autorités que Yassine Boussaadoun pose ici la question de l’utilisation de la performance pendant nos activités dites « non essentielles ».

La nécessité d’exister en dehors des règles étant pour lui un facteur moteur de création, Yassine Boussaadoun propose avec la cinémate(c) quatre films aux frontières de l’insolence par des jeux visuels sur l’ordre et les règles. Quatre vidéo-performances aux traits compétitifs qui se jouent des prescriptions fédérales. Parce que le but premier est de produire en détournant l’interdiction d’exercer à travers des activités physiques.

 

  • J’allume ma peau la nuit

Nadia Vadori-Gauthier
Poésie sonore et musique

Musique : Victor Pavel

« Je suis une fille moléculaire, une danseuse du vide, j’investis la matière comme on fait un pacte, l’éternité tremble d’amour sur le seuil d’une piste de danse, une salle de bal où l’on s’enlace à l’invisible, je chavire sur l’envers de moi… »

Nadia Vadori-Gauthier

 

Quand elle ne danse pas Une minute de danse par jour, Nadia Vadori-Gauthier scande des mots depuis ce qui n’a pas d’image. Accompagnée en direct par le musicien Victor Pavel, elle active des seuils à la lisière de l’inconscient et de la conscience pour dire ce qu’elle ne sait pas encore. Elle tisse l’ombre et le corps, cherche de l’or au coeur de la matière, parle à la Terre, à la nuit, pour vivre. C’est depuis ce foyer qu’elle tente de dire ces images qui la peuplent et la défont.

 

  • Lettre d’un cosmonaute à son retour

Jeanne Bathilde

Performance

Musique : Nathalie Forget

Pour cette deuxième édition performative « d’entièrement je et nous » – performance pour plus d’un – Jeanne Bathilde invite Nathalie Forget, reine des ondes Martenot, dans une dérive végétale et spatiale du langage ; ce sera une dérive musicale, poétique et dansée, une dérive qui invite chacun.e dans l’Histoire à prêter attention, à ce qu’on pourrait penser muet, et qui – à bien s’y pencher – peut aussi en avoir gros à dire.

 

  • Les toiles de Lakshmi

Sarah Venturi
Performance

Dans la suite de sa série Les toiles (peintures, depuis 2009), Sarah Venturi présente Les toiles de Lakshmi, une performance avec le symbole de la déesse hindouiste « en bandoulière » pour avant tout vivre une nouvelle exploration de la peinture et poser ses touches au tableau de la soirée.

 

À PROPOS DE YASSINE BOUSSAADOUN
Performeur, plasticien

Deux formes prépondérantes occupent le travail de Yassine Boussaadoun : la recherche liée à la sculpture et la performance. Les problématiques liées à la reproductibilité et à l’actualité dans le monde sont celles qui stimulent le plus sa création.

Son héritage d’élève ingénieur lui a apporté le conditionnement à l’outil industriel et ses langages uniformisés. Il y a un intérêt pour le magasin de fabrication qui mène à la question de l’œuvre unique à son ère de reproductibilité. Cette interrogation il la poursuit plus encore en la décalant à la matière, afin d’introduire une autre sensibilité aux objets du commun. Ses recherches sont de l’ordre du basculement de la matière, comment d’une matière pauvre, on arrive à la transformer. Cela ce traduit par l’obsession du détail conjugué à nombreuses heures de travail. Prendre du carton ou du papier jouer du trompe-œil, tout est fait pour surprendre. Proposer d’autres lectures à chaque personne qui regarde ses pièces dans son détail. Le but est de toujours, explorer et remettre en question sa lecture. CocaLaw ouvre la fenêtre du tabou au marché de l’armement français, Les dictateurs dans le métro celle de la manipulation du pouvoir et du contrôle des médias, Standard  la qualification de l’œuvre d’art dans son marché.

La performance pourrait être l’antithèse de sa méthode de travail. Avec des prises de risques, plus spontanées où une idée n’est pas conçue et réalisée dans son exactitude. C’est un moyen de toujours chercher un autre point de vue, parce qu’il n’y a pas de juste vérité en art. Il manie la performance par le vivant : agir dans le monde plutôt que de le représenter. Elle ne peut être fait sans public, parce qu’il devient à ce moment là trace de celle-ci. Par conséquent, Yassine Boussaadoun ne rentre pas dans une ligne de provocation mais repense un dialogue sur les questions plus politiques de ses sujets. En imaginant une action autour de formes visuelles, parmi lesquelles on trouve la nécessité de l’étrange, de l’inquiétude, du dérisoire, l’artiste agit en allant au-delà de ses limites dans le but de ne plus correspondre à une norme. C’est en se rapprochant d’une impossibilité de faire que ses situations prennent leurs sens plastiques. Comme celle des rapports de force avec Hands up, de la peur pour Bomb Suit ou du fantasme avec Sonate et Jean Baque. Ce qui pouvait paraître idiot, par une progression radicalement physique mène à un autre sens de lecture afin d’ouvrir une sensibilité à d’autres champs.

Site de l’artiste

À PROPOS DE SARAH VENTURI
Performeuse, plasticienne

Dans une liberté affirmée du choix des supports et des médiums (peinture, performance et photographie principalement), mes travaux se créent par interférences mutuelles et évoluent souvent sur un principe sériel, dans une cartographie constellaire et rhizomatique. Ils revendiquent le glissement de sens et des valeurs, dans une conjonction répétée des contraires et un goût prononcé pour l’ambivalence. Il s’agit là d’activer d’autres dimensions de la perception et de proposer une vision méditative sur un monde perçu, pensé, depuis ses nœuds et zones de frottements.

Site de l’artiste

À PROPOS DE NADIA VADORI-GAUTHIER
Performeuse, chorégraphe, docteure en esthétique de l’Université Paris 8

Formée à la danse et aux arts plastiques, elle fonde ses recherches et sa pratique sur son expérience somatique. Ses propositions se situent aujourd’hui entre danse et performance. Elles questionnent les frontières entre l’art et la vie, le visible et l’invisible, en relation aux publics et aux environnements naturels et urbains. Son travail investit une perspective éthique qui place la relation et la résonance au cœur des processus. Elle compose avec la sensation, l’émotion, l’imaginaire, et l’inconscient, ainsi qu’avec une dimension vibratoire-énergétique qui l’engage à investir des états de perception modifiés. Au fil du temps, elle a créé une technique de danse en relation aux environnement nommée Corps sismographe®, permettant d’interconnecter intériorité et extériorité, tant par la danse que par l’écriture. Artiste associée à l’équipe de recherche « Scènes du monde » de l’Université Paris 8, elle développe des propositions en lien aux œuvres muséales et aux arbres. Elle est également chorégraphe au sein du Corps collectif avec lequel elle développe des propositions impliquant une dimension collective élargie, humaine et non-humaine, en lien avec la Terre. Elle mène, depuis 2015, un acte quotidien de résistance poétique : Une minute de danse par jour. Un documentaire a été réalisé sur ce travail : Une joie secrète de Jérôme Cassou (sortie en salles 2019). Elle dirige la publication de l’ouvrage Danser Résister, (éditions Textuel 2018) et publie des articles dans des ouvrages collectifs.

INFOS PRATIQUES

〓 Date & Horaire 〓

Samedi 9 octobre à 20h

〓 Tarif 〓

TP : 12€ / TR* : 8€

Je réserve

* intermittent·e·s, demandeur·euse·s d’emploi, étudiant·e·s
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