19 > 20 juin 2021

Abri Trou, espace manifeste

Elizabeth Saint-Jalmes

Installation, Performance

Élizabeth Saint-Jalmes présente ABRI TROU, un espace gonflable géant immersif qu’elle a imaginé comme un théâtre de jeux et de possibles. Le temps d’un week-end, elle y propose une installation performance « Curoscope » qui est pensée comme une œuvre d’art précaire totale, mettant en jeu des manières d’aborder le faire et le faire ensemble en dialogue avec les autres vivants.

Enfilade de six structures gonflables cousues indépendamment in situ puis associées, la création ABRI TROU investit les 450m2 du Générateur. Élizabeth Saint-Jalmes déploie avec cette construction une vision spatiale et sculpturale. ABRI TROU apparaît comme un vaste corps dans lequel elle invite le public à s’inscrire physiquement. Sur un fil entre espace concret et imaginaire, il offre son sein à l’exploration et à la métamorphose. En ayant créé une minuscule lucarne colorée dissimulée dans les 1000m3 d’ABRI TROU, elle propose un seul point de regard sur l’extérieur de l’objet, un retournement du rapport à l’espace.

ABRI TROU, en tant qu’espace à investir, est doté d’un manifeste qui définit son champ de possibles et de contraintes.

 

ABRI TROU – ESPACE MANIFESTE – POSSIBLES ET CONTRAINTES

Ses possibles sont plastiques : Abri Trou est blanc, habitable, éclairable, vivable
Ses possibles sont sonores : Abri Trou résonne différemment selon la densité de son gonflage
Ses contraintes sont temporelles : Abri Trou aime la durée et attend d’être occupé par nos présences et nos voix
Ses possibles sont physiques : Abri Trou invite à l’interaction via sa morphologie molle et glissante
Ses possibles sont créatifs : Abri Trou propose d’expérimenter la présence par l’expérience
Ses possibles sont symboliques : Abri Trou convoque l’imaginaire, l’abstrait, les projections
Ses possibles sont fluctuants : Abri Trou est une hétérotopie
Ses contraintes sont spatiales : Abri Trou est un territoire, un espace cru impossible à occulter
Ses contraintes sont sociales : Abri Trou provoque cohabitations et échanges
Ses contraintes sont spirituelles : Abri Trou invite à se positionner
Ses contraintes sont réversibles : Abri Trou expose ce qu’il cache et cache ce qu’il expose

 

 TEASER ABRI TROU

TEASER FRONT JAUNE

DOSSIER DE PRESSE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ABRI TROU, ESPACE DE 1000M3 ACTIVÉ PAR DES PPCU : PROTOCOLES PRÉCAIRES DE CRÉATION URGENTE

Les PPCU Protocoles Précaires de Création Urgente – sont une mise en œuvre du cheminement de la métamorphose.

Le travail d’Élizabeth Saint-Jalmes se caractérise par sa forte dimension relationnelle. À cet effet, l’artiste met en jeu des objets qu’elle a produits – dessins, costumes, partitions écrites – destinés à être manipulés par le public. Qu’il s’agisse d’œuvres issues de résidences de création partagée ou de jeux à jouer à plusieurs, les formes d’action créées permettent le “faire ensemble” qui constitue le fil rouge de tout l’événement Curoscope. L’artiste invite le public à prendre part à des protocoles performatifs originaux, sortes de chimères poétiques de gestes de soins nourris par la nécessité d’inventer des manières d’être au monde, les PPCU : Protocoles Précaires de Création Urgente.

PROTOCOLE PRÉCAIRE : Les protocoles de création s’affirment autour de la précarité des choix qui les articulent. Ils sont le résultat de négociations faites par l’artiste entre des nécessités (ce qu’on pense avoir à dire), de la volonté (ce qu’on veut faire), du pré-existant (ce qui est là), des accidents convoqués et impromptus (ce qui reste à faire).

À travers l’expérimentation de ces objets poétiques, Élizabeth Saint-Jalmes propose une critique des héritages culturels et mise sur la performativité de l’esprit humain.

CALENDRIER

  • Samedi 19 juin de 15h à 21h

    PPCU HOMOZOOBOTANITÉ [ JEUX ]

PPCU HOMOZOOBOTANITÉ : PPCU# ZOOPERFORAPIE – PPCU# PERFORMATOLOGIE – PPCU# TACTILOGRAPHIE – PPCU# MANIPULABLE – PPCU# ECONOMIQUES – PPCU# INVITÉS

Le dispositif HOMOZOOBOTANITÉ repose sur trois protocoles performatifs dans lesquels le public active des jeux via des objets plastiques.

Au sein des protocoles PERFORMATOLOGIE, TACTILOGRAPHIE et ZOOPERFORAPIE, se jouent des soins issus de comportements animaux, de fictions qui s’ancrent dans une pratique de massage et de gestes de dessins à réinvestir autrement. Le public est invité à engager son regard, son corps, sa pensée.

Deux artistes complices, Cyril Leclerc avec La chose du Cosmos et Blandine Pinon avec Fantômes, morts ou vifs ? nourrissent cette traversée en plongeant les visiteur·euse·s dans leurs univers sonores, plastiques et chorégraphiques.

Performeur·euse·s complices : Sébastien Roux, Clémence Bucher, Albane D’Argence, Adèle Frémolle, Morgane Le Faou, Mathilde Baure.

États lumineux de l’installation : Cyril Leclerc

  • Dimanche 20 juin de 15h à 21h

    PPCU BRIGADES TECHNO [ CONCERTS ]

PPCU BRIGADES TECHNO : un dispositif performatif qui repose sur un set MODULAR SESSION X [ techno-acid-noise no border ] joué en live par les musiciens DISCORD (Paco Tyson) & LE CRABE (Sweat Lodge) ainsi que sur l’activation par la danse de costumes modulaires réalisés en avril 2021 lors du workshop de création partagée Front Jaune.

Costumes réalisés lors du workshop de création partagée Front Jaune avec des peintures originales de Bernard Bousquet.

Et par Vérone Kra – Aurélia Carré – Emily Holmes – Agathe Herry – Clémence Bucher – Charlotte Concordel – Alexandre Bibia – Albane d’Argence – Mathilde Baure – Pauline Couturier – Nicolas Costa – Laure Bazantay Couturier – Anne Dreyfus – Sébastien Roux – Elizabeth Saint-Jalmes – Morgane Le Faou

États lumineux de l’installation

Cyril Leclerc

Performeur·euse·s complices

Blandine Pinon, Sébastien Roux, Morgane Le Faou, Adèle Frémolle, Albane D’Argence, Hélène Crouzillat, Clémence Bucher

Musique live

Le Crabe & Discord

À PROPOS D’ÉLIZABETH SAINT-JALMES

Depuis l’obtention du DNSEP à l’école supérieure d’arts de Brest en 2000, elle développe une pratique protéiforme en puisant dans les champs de la philosophie de l’art et de la culture populaire.

Depuis 2009, elle invite des danseurs à activer ses matières plastiques et dispositifs performatifs en théâtre, en centre d’art, en galerie et en rue. Elle a travaillé particulièrement avec la chorégraphe Mathilde Monfreux pour les rapports au mouvement et à l’écriture et avec Cyril Leclerc qui aborde la lumière comme une matière plastique malléable.

Elle cosigne performances, vidéos et installations avec les musiciens Jean-Luc Guionnet, Eric Cordier, Pigeon Pourri, Laurent Pascal et Unglee Izi, Sébastien Roux, Blandine Pinon.

Avec la chorégraphe Mathilde Monfreux, entre 2008 et 2018, elle développe un travail de relation corps / matière plastique sous de multiples formes et modes d’écriture (performances Mitsi, pièces de danse Projet cochon, Tube, et Next). Elles proposent des ateliers de recherche autour de la relation corps / sculpture (Pontempeyrat, Chateauvallon, La compagnie, lieu de création, École supérieure d’art d’Aix en Provence, Le 3 bis F, Le Citron Jaune ).

Depuis 2001, elle est engagée dans une action artistique auprès de publics avec lesquels elle travaille la « création partagée » en collaboration avec de nombreuses structures (La Source, Pulsart, bailleurs sociaux, sauvegarde, ADSEA, APES, Feu vert, Est Ensemble, maisons de l’emploi, médiathèques ect…).

Avec Hélène Crouzillat au sein d’ateliers de création partagée, elle questionne les conditions de l’existence du sujet dans la société particulièrement avec leurs projets «Corps de Métiers» et «En travail».

Depuis 2010, on travail solo de performances est diffusé dans de nombreuses structures (galeries et centres d’art, festivals divers, écoles d’art). Elle développe également un travail de workshops autour des protocoles performatifs en écoles d’art.

En 2016, elle dirige avec Pascal Pellan le projet de collaboration internationale : «Babel es-tu là? qui propose à des acteurs culturels de 5 pays un cadre de création partagée.

Son travail «d’expositions environnements» est diffusé dans des galeries et centre d’arts depuis dix ans. En 2013, représentée par la galerie Gabriel & Gabriel, elle reçoit le prix du jury sur le salon du dessin Dessin à Paris. Elle est ensuite représentée par la galerie Santo Amor à Paris et participe à de nombreux salons du dessin curatés par Laurent Quénéhen.
En 2017, elle représente la France auprès de l’institut Français dans une série de 6 expositions en Russie.

Elle crée en 2018 avec Cyril Leclerc le duo de plasticiens PP+BL avec lequel ils tournent depuis des concerts performances et des installations plastiques dans le réseau d’arts numériques en France et à l’étranger : Pixel lent et MUSHROOM RIOT au Centquatre Paris, Le Cube, Le Générateur, Sonica Londres, Umeö Suède, Biennale Némo.

En 2020-2021 elle est artiste associée au générateur, lieu d’art et de performances à Gentilly.

 

INFOS PRATIQUES

〓 Dates & Horaires 〓

Samedi 19 juin 2021 de 15h à 21h

Dimanche 20 Juin 2021 de 15h à 21h

〓 Tarif 〓

Entrée libre sur réservation

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