13 octobre 2018

CARTE BLANCHE [ frasq ] #10

Éléonore Didier • Sarah Venturi • Mathilde Monfreux

Danse, Performance

ÉLÉONORE DIDIER – Cette dame est coincée dans un ascenseur à frémir entre les planètes
performance

Cette dame est coincée dans l’ascenseur à frémir entre les planètes. Qu’est-ce qui lui reste à faire? Devenue panthère dans la jungle, le corps tonique et souple, elle va se discipliner. Intérioriser frémissements, bruissements. Opérer une coupure définitive avec le passé. Vivre ce temps du présent intemporel. Laisser enfin rayonner en elle l’énergie originelle… Rapproche toi pour mieux voir.
Rapproche toi.
Eléonore Didier avec la collaboration de Lila Derridj, Anne Dreyfus, Seraphine Allouard, Florence Casanave, Delphine Gildé, Cyril Leclerc & guests.

SARAH VENTURI – AHA
performance

La performance AHA est contenue dans son titre, palindrome, qui comme sa lecture à double sens, évolue en sens contraires, ceux contenus dans l’onomatopée « AH ! » et ceux de sa forme plus désuète « HA ! », interjections de surprise, plaisir, admiration, peur, douleur, dégoût, rire… AH c’est aussi l’espace de résonnance où la kundalini se dissout dans l’espace, HA c’est aussi le soleil et une mesure de l’espace. Avec Sarah Venturi.

MATHILDE MONFREUX – La Grande Ours
danse

Mathilde Monfreux trouve dans l’œuvre féministe Sang et stupre de Kathy Acker la substance initiale de sa création placée entre corps, politique et littérature. Les danseurs s’emparent ici d’un conte dont l’imagerie enfantine déguise une critique de la domination du patriarcat ; un récit qui vient sous-tendre l’écriture d’une danse post-genre ou pré-sexe. Avec Clémence Diény, Michaël Brand, Blandine Pinon et Mathilde Monfreux, Musique live : David Merlo.

 

 

 

📸 Mathilde Monfreux / La Grande Ours © Thomas d’Aram

 

INFOS PRATIQUES

De 20h à 23h

TP : 12€ / TR : 8€

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Éléonore Didier a été danseuse interprète avec des artistes variés, comme Bob Wilson, Carlota Ikeda, Pierre Droulers… Elle débute comme chorégraphe à Lisbonne l’an 2000.
En 2005, le solo Solides, Lisboa marque une étape dans l’élaboration de son langage chorégraphique et en particulier dans son intérêt pour l’immobilité et la notion de vide.
A la fois comme un arrêt dans la continuité de l’expérience, lieu d’intériorité et d’observation, également en tant que matière temporelle. Cette singularité place son travail à la lisière des champs chorégraphique et plastique. Et lui fera aussi rencontrer le Yoga avec Patrick Tomatis, qu’elle enseigne à son tour depuis plusieurs années.
Aujourd’hui, la pratique de la méditation et son pouvoir de transformation a pris place au cœur de la vie et du travail d’Éléonore. Renouvelant totalement ses interrogations sur l’espace, le temps et la matière, que la recherche et les circonstances transforment sans cesse.

 

Sarah Venturi est artiste plasticienne et performeuse. Elle vit et travaille à Marseille depuis deux ans. Sa pratique artistique s’est constituée à travers un parcours d’études et de recherches dans les champs des arts plastiques, de l’esthétique et des arts vivants (théâtre, danse, yoga) et plus récemment de la musique. Dans une liberté affirmée du choix des supports et des médiums, notamment la peinture et la photographie, ses travaux, qui évoluent souvent sur le principe de série, se créent sur un mode intuitif, par interférences mutuelles, détournements, retournements, mutations, effacements, avec pour principales constantes la conjonction des contraires et un intérêt marqué pour le temps.

Elle est co-fondatrice avec Cyril Jarton de la FMR (Fédération Mondiale de Ricochets) qui développe depuis 2009 le jeu des ricochets comme pratique artistique et expérience de pensée.

 

Mathilde Monfreux suit la formation de chorégraphe Prototype de l’Abbaye de Royaumont en 2017. Elle est influencée par la Post modern dance américaine et en particulier les artistes de la Judson Church au sein de laquelle le Contact Improvisation a été inventé. Dans son parcours elle rencontre Lisa Nelson, Nancy Stark Smith, Daniel Lepkoff.
Les artistes américains, Keith Henessy, Mark Tompkins, Antonija Livingston, Jennifer Lacey, que Mathilde a rencontré plus récemment, explosent les frontières entre la danse et la performance, et imbriquent à leur démarche toute une réflexion engagée contre un monde consumériste et en cela influencent fortement Mathilde Monfreux. En France c’est auprès d’artistes circassiens (Camille Boitel, Laurent Chanel, Fany Soriano) ou plasticiens (Elizabeth Saint Jalmes, Robin Decourcy) qu’elle développe sa danse, en relation avec des agrès, des objets, des sculptures, et la voix (a travaillée avec Anne-Laure Pigache des Harmoniques du Néon). Son travail chorégraphique est centré sur l’idée d’un corps organique, et vient dialoguer avec d’autres arts et d’autres aspects plus conceptuels. Elle enseigne depuis de nombreuses années ces techniques de corps à corps, basées sur ses expériences circassiennes et plastiques.

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